Quelques suggestions de lectures

Pour ceux qui aiment lire, Je vous propose ici une petite sélection des nombreux livres écrits en rapport avec le Bassin d’Arcachon. Ceux que j’ai le plus aimés pour leur rapport avec des réalités historiques, pour les intrigues, ou qui m’ont aidé à élaborer certaines de mes visites guidées. Il en existe bien-sûr beaucoup d’autre, et d’autres viendront encore allonger cette liste loin d’être exhaustive !

Certains sont des références pour avoir des informations historiques, sur le patrimoine, la vie sur le Bassin d’Arcachon, certains sont des romans historiques qui se basent sur des faits réels ou présumés, d’autres sont de purs romans qui ont le Bassin d’Arcachon comme décor….

Tous vous permettront de mieux comprendre le Bassin d’Arcachon, son art de vivre, l’ « esprit Bassin », son passé et son présent…

Voici de quoi vous immerger dans l’ambiance du Bassin d’Arcachon avant de venir, ou après votre séjour pour prolonger encore un peu les bons moments que vous y avez passé !

Bonnes lectures !

  • Pour découvrir ce que des auteurs et artistes ont écrits sur le Bassin d’Arcachon pendant ou après un séjour :
    • Le Sahara de la France de Henry Ribadieu (édité en 1859!!!) nouvelle édition 2018 aux éditions Le Bas du pavé (12€) une véritable petite pépite !!!« Découverte géographique, le livre d’Henry Ribadieu est aussi, et avant tout, un fantastique voyage dans le temps.Des plages désertes, parfois foulées par un « Tchangué » perché sur ses échasses, lorsqu’il ne veille pas sur ses moutons paissant dans la landes ; de rares cabanes de pêcheurs, faites de chaume et de varech ; des marinières qui ne redoutent pas d’affronter les flots dans leur « tilloles » quand les hommes ont sombré dans l’océan.C’est le Bassin d’Arcachon tel que le décrit Henry Ribadieu en 1859.Certes, ce n’est déjà plus tout à fait cette région du bout du monde, une autre « finif Terrae » à quelques dizaines de kilomètres seulement de Bordeaux. Depuis plusieurs années, la bourgeoisie parisienne et bordelaise a découvert les plaisirs et les bienfaits des bains de mer. Le Bassin devient à la mode, et s’urbanise, lentement. Pourtant, ce coin isolé d’Aquitaine fait de sable, de pins, de hautes herbes et d’eau, conservera pour quelques temps encore cet aspect sauvage, singulier et exotique, à ce point qu’il fut surnommé « le Sahara de la France » »
    • Je vous écris du Bassin d’Arcachon– Textes recueillis par Jean-Claude Garnung – aux éditions Pimientos 2002 (20€)- de véritables témoignages, souvent émouvants, toujours passionnants ! Un régal…« Depuis que Thomas Illyricus, prédicateur franciscain réfugié dans la forêt inhabitée qui bordait le havre d’Arcachon (1519), recueillit après un naufrage une statue de la vierge et y édifia un oratoire dédié à Notre Dame, ce rivage put paraître comme béni des dieux.Et il en est toujours de même aujourd’hui.Comme les peintres, les musiciens ou les cinéastes, nombreux sont les écrivains qui ont parlé des sites du Bassin, de la vie de ses marins-pêcheurs ou de ses vacanciers.Au fil des années, dans le style caractéristique de chacune de leur époque, tous ces romans, ces correspondances, ou ces souvenirs ont constitué pour le lecteur d’aujourd’hui un prisme au travers duquel il peut regarder la naissance, la révélation et l’épanouissement d’une région exceptionnelle. Les grandes signatures, souvent inattendues dans cet environnement, y côtoient des écrivains tombés en désuétude.Il n’est pas sûr que les pages les plus savoureuses soient toujours celles des écrivains les plus connus.

      A vous de découvrir au hasard de ces textes et de leurs images suggérées ce qui évoquera le mieux votre propre relation intime, charnelle et passionnée avec ce pays.

      Je vous écris du Bassin d’Arcachon, certes, mais c’est vous qui allez maintenant en respirer l’air, en écouter le murmure et en savourer toutes les couleurs. »

    • Je vous écris du Bassin d’Arcachon 2– Textes recueillis par Jean-Claude Garnung- aux éditions Pimientos 2003 (16€)« Après le succès de « Je vous écris du Bassin d’Arcachon », l’envie de concevoir un second tome s’est rapidement imposé. Un livre dans la continuité du premier, rempli de textes inédits ou oubliés, comme si le voyage reprenait, comme si l’on n’en était jamais parti.Alors on chemine à nouveau sur la dune, on escalade le Pilat dans des couleurs de naissance du monde, on admire les pinasses depuis le port, on goûte des huîtres gorgées d’iode et d’infini. Le sable crisse sous les pieds, le soleil joue du tam-tam, c’est l’été, farniente, premières amours…Le Bassin est éternel.Vient l’équinoxe, l’océan gronde, la pluie s’abat en cataractes, chacun se réfugie où il peut, dans un livre, dans un bar, dans une rêverie, alors que les migrateurs aux ailes de géant plongent sur l’île aux oiseaux.La magie des lieux bat son plein. Elle est magnifiée par celle du verbe. Remercions Jean-Claude Garnung, infatigable chercheur, de nous livrer les plus précieuses pépites. Et remercions Jacques Guibillon, le poète aux pinceaux légers, de nous la donner à toucher. »
  • Des romans « historiques » pour vous plonger dans le passé et vous évader, des romans pour vous divertir…
    • La Léda sans cygne de Gabriele d’Annunzio- aux éditions Le Festin 2013 (15€)Ce petit roman a été écrit par le poète italien qui habita 5 années durant au Moulleau (Arcachon) et y écrit ce roman véritable témoin du Arcachon de son époque. A lire sans modération !« Alors qu’il assiste à un concert à Arcachon, Desiderio Moriar est captivé par l’apparition soudaine d’une femme étonnamment belle et envoûtante. Arpentant les allées voluptueuses de la Ville d’Hiver, il n’a alors de cesse de retrouver le sillage de cette insaisissable silhouette qu’il associe à la Léda de la mythologie classique.Dans ce court roman que Gabriel d’Annunzio composa lors de son exil atlantique au début du siècle dernier, la Ville d’Hiver devient le théâtre inquiétant de la quête d’un amour impossible. La prose foisonnante du maître italien se révèle aussi profonde et mystérieuse que la lande environnante. Car tout autant que l’intrigue, c’est le décor intime de cette apologie intemporelle de la passion qui tient un rôle-clé : Arcachon fin de siècle se dresse superbement telle une ville de carton pâte au charme suranné, avec ses chalets d’opérette, ses plages galantes où rôdent les artistes en quête de notoriété, les gens du monde qui viennent soigner leurs maladies de cœur et de coprs, et les gens du demi-monde singeant la respectabilité. »
    • La Chèvre d’or de Françoise Cottin aux éditions confluences – 2011 (14€)Excellent roman historique qui se base sur une légende locale et vous fera naviguer entre le présent et le passé : au temps où le seigneur de La Teste combattait auprès du Prince Noir (du côté anglais car l’Aquitaine était alors anglaise), contre les français à la fin de la guerre de Cent-Ans. A lire absolument !!!« La Chèvre d’Or, qui s’appuie sur une ancienne légende, est le récit de la quête du trésor de Gaston de Grailly, caché dans le pays de Buch au sud du Bassin d’Arcachon. L’action se déroule à la fois dans le présent et dans le passé. Lors de fouilles dans la nécropole de La Teste de Buch, on découvre le squelette d’un homme à la main coupée. Une étudiante en archéologie, un vieil instituteur, un médecin paléo-pathologiste et un jeune historien anglais obsédé par un destin fatal se lancent dans l’enquête. Elle les conduira au XVe siècle, lorsque la Guyenne, sous domination anglaise depuis trois cents ans, devient définitivement française après la bataille de Castillon et la fin de la guerre de Cent ans.Françoise Cottin nous dépeint toute l’effervescence qui agite le pays et met en scène la célèbre dynastie de Foix Grailly et des captaux de Buch, qui paieront dans le sang et les larmes leur fidélité au roi d’Angleterre.Tout en suivant les péripéties qui les amènent jusqu’au trésor perdu de la chèvre d’or, le lecteur prend une véritable leçon d’histoire sur la période décisive durant laquelle la Guyenne s’est ancrée pour toujours dans le royaume de France. »
    • Les Amants de la Ville d’Hiver de Huguette Debaisieux aux éditions Ramsay- 1996 (6,99€)Malheureusement épuisé, il se trouve uniquement en occasion ou en version PDF.Magnifique roman qui se base sur la véritable histoire du quartier de la ville d’hiver d’Arcachon. Il donne une très bonne idée des cures, des personnalités qui ont pu y venir …. Il permet de s’imprégner de l’ambiance qui régnait en ville d’hiver !!!A lire absolument si vous avez fait une visite ou comptez faire une visite de la ville d’hiver !!!« Sur les hauteurs d’Arcachon, la forêt de pins dissimule de grandes villas mystérieuses. En cette fin de siècle dernier, la Ville d’Hiver dans son décor irréel hésite entre les fêtes les plus folles et la solitude désespérée des agonies. La tuberculose n’est plus une maladie de pauvres. Elle choisit aussi des victimes parmi les êtres jeunes, beaux, riches ou puissants qui sont venus chercher ici une improbable guérison. Avec Bettina, sa femme, Théodore de Leiris doit apprendre à vivre dans cette ville sanatorium, microcosme où se nouent mille intrigues d’autant plus passionnées qu’elles sont brèves. Le docteur Le Cesne qui soigne Théodore se bat avec rage pour endiguer le terrible fléau. Il lutte aussi contre l’amour qui l’entraîne avec Bettina loin des convenances et des préjugés. Entre la passion et le devoir, les amants de la Ville d’Hiver frôlent sans cesse le naufrage. L’amour et la mort l’emportent tour à tour dans le cœur de Bettina. Partagée entre l’homme de sciences investi dans son combat et Théodore, le séducteur installé dans la maladie, elle ne sait vers qui la mène son destin, sombre comme les eaux océanes. »
    • La ville d’hiver de Dominique Bona aux éditions Grasset – 2005 (5,99€ en poche et 20,30 broché)Moins proche de la réalité dans l’histoire que le roman de Huguette Debaisieux, il donne cependant des informations réelles sur l’histoire de la ville d’hiver, et sur le séjour de Gabriel d’Annunzio au Moulleau.« Du balcon, elle regardait le palmier et au loin, l’ombre violette des dunes. Tout autour, invisible dans la nuit, s’étendait la ville morte. Pas un bruit ne montait vers elle, pas un frisson de vent. » Sarah, une femme désormais sans attaches sentimentales, parvenue à un tournant de sa vie, se calfeutre dans une villa de la Belle Epoque, sur les hauteurs d’Arcachon. Décor mauresque, moiteur de serre, jardin tropical. Sarah aimerait connaître les passions et les fièvres que le présent ne lui a pas toujours offertes. Elle flotte dans ce paysage délavé de gris sans savoir à quoi s’employer. La maison, musée et boudoir, la fascine peu à peu. Quel mystère hante encore la villa Teresa ? D’où sortent les fantômes d’une présence féminine toujours palpable ? Qui était le baron Ifla Horus à qui appartenait la villa ? Dans « cet univers à la fois arrogant, désuet et secret » d’une ville balnéaire où les malades de la tuberculose venaient jadis chercher une guérison impossible, la belle oisive va basculer dans le passé. En effet, c’est à la faveur d’une rencontre avec un étrange notable, pharmacien mais bibliophile à ses heures, qu’elle croise la biographie de Gabriele d’Annunzio, jouisseur tout autant que poète, mais aussi une femme russe, dont chacun autour d’elle semble porter le deuil. Du présent où l’attend peut-être un dernier amour et du passé où les maîtresses de d’Annunzio réclament leur plaisir, qui va triompher ? Dominique Bona a écrit ici un voyage vers le jadis, s’inspirant des touffeurs et des charmes d’une Ville d’Hiver, encerclée par la maladie comme par les fantômes, plus vivants que les promeneurs d’aujourd’hui. »
    • Un tueur en ville d’hiver de Christian Ory édité par CoolLibri.com j’imprime mon livre2020 (18€)Un roman policier historique qui se lit facilement, diverti très bien.« En ce mois d’août 1880, un jeune journaliste, Pierre Roman, pense détenir un scoop. Il aurait découvert la présence de Tchaïkovski à Arcachon, rôdant autour de la villa Marguerite, où le mécène du musicien russe, la baronne Nadejda Von Meck est en villégiature. Une rencontre officiellement inimaginable d’après les deux protagonistes.Dans le même temps, Pierre Roman enquêtera, avec le commissaire Joseph Martin, sur le meurtre de Natalya, une servante de la baronne. Un acte incompréhensible, la jolie jeune fille russe n’est sur le Bassin que depuis l’arrivée de sa maîtresse.Alors que s’est-il réellement passé ?

      Un récit, qui permet de déambuler dans la station balnéaire, érigée en 1857 par décret impérial de Napoléon III, avec une réalité historique revendiquée. Les noms des rues, les villas, des élus, ou des commerces sont ceux de l’époque. Sont également authentiques les évènements politiques, les règles de vie, les animations locales. Y compris, plus loin en Russie, les attentats perpétrés contre le Tsar Alexandre II.

      On va ainsi rencontrer le jeune musicien Claude Debussy, la reine mère d’Espagne Isabelle II, son fils le roi d’Espagne Alphonse XII, l’archiduchesse Marie-Christine de Habsbourg, le prince de Galles (futur roi Edouard VII) et la grande duchesse Catherine de Russie.

      Un havre de douceur pour toutes ces personnalités, qui ont réellement séjourné à Arcachon en fin du XIXe siècle.

      Un petit paradis, qui cet été 1880, s’est ouvert sur une porte de l’enfer… »

    • Un grain de sable dans la Dune – Pilat été 1935 de Dominique Dayou aux éditions cairn – 2020 (16€)super roman qui montre la naissance des grands hôtels de Pyla-sur Mer (à Pilat-Plage) qui devient l’endroit très à la mode dans les années 30, et permet de découvrir le personnage à l’origine du succès de cette nouvelle station balnéaire et du style néo-basque de son architecture. Un moment savoureux et très instructif sur la période d’avant guerre à cet endroit.« Paisible cet été 1935 à Pilat-Plage ?La terrasse du Ttiki Etchea offre une vue imprenable sur le Bassin d’Arcachon et sur l’hôtel Haïtza où une clientèle chic et cosmopolite installe ses quartiers. Pourtant à l’ombre de la grande dune, une ombre plus inquiétante vient obscurcir l’azur du ciel qui pourrait virer au rouge pour faire exploser le soleil couchant.Aposté au bar américain, Pierre, jeune chroniqueur mondain au Petit Parisien va devoir mener une ténébreuse enquête au cours de laquelle ses petites histoires rejoindront la grande.Romance, intrigues, potins, faits divers, crimes sur fond d’espionnage nazi, tous les ingrédients d’un cocktail détonnant à siroter sans modération. »
  • Pour découvrir l’histoire d’Arcachon et ses villas
    • Histoire d’Arcachon de Michel Boyé (historien local) aux éditions Geste – 2018 (29,90€) : « Lors des Journées du Patrimoine de septembre 2017, Arcachon a célébré ses 160 ans. C’est donc une histoire brève, depuis l’arrivée d’un ermite dalmate à nos jours, au regard du passé multiséculaire des autres communes du Pays de Buch, que le présent ouvrage s’attache à évoquer. Une histoire riche aussi par la beauté d’un site forestier que la mode des bains de mer et de chemin de fer ont métamorphosé en quelques décennies, par son patrimoine architectural, par ses acteurs et ses visiteurs, qualifiés naguère d’ « étrangers de distinction ».Des recherches et des publications récentes nourrissent une connaissance renouvelée et approfondie des origines de la commune, créée par décret impérial le 2 mai 1857, et son implication dans le développement économique du Bassin d’Arcachon, avec la naissance de l’ostréiculture et de la pêche industrielle. Ce livre retrace la lente urbanisation, le « divorce » avec la commune mère de La Teste-de-Buch, les querelles intestines qui débouchèrent sur la création du canton arcachonnais (aujourd’hui effacé), le statut régulièrement affirmé d’une station balnéaire « capitale » administrative du Bassin.Si les heures sombres ne sont pas gommées, sont surtout soulignées le prestige et le rayonnement culturel d’Arcachon, du Second Empire à aujourd’hui, d’Arcachon « ville de santé », avec la ville d’hiver à Arcachon du XXI ème siècle, ville touristique s’il en est. »
  • Villas d’Arcachon, un siècle d’histoires de Michel Boyé et Marie-Christine Rouxel aux éditions Geste – 2015 (39,90€) : « De la Ville d’Hiver à la Ville d’Eté, du Moulleau à l’Aiguillon, le promeneur ne se lasse pas d’admirer ces belles villas entretenues avec amour et passion par leurs propriétaires, qui constituent le patrimoine et la fierté d’Arcachon.Elles portent le nom de grands hommes, d’artistes, de personnages de la mythologie, d’êtres chers, ou évoquent la nature. Si certaines sont très connues, d’autres le sont beaucoup moins, parfois cachées des regards. Toutes témoignent de la richesse de l’inspiration des architectes et de la qualité des entrepreneurs arcachonnais.Les splendides photos de Frédéric Ruault permettent de les découvrir sous un jour nouveau révélant l’architecture des premiers « chalets » bâtis sous Napoléon III, l’exubérance de la décoration à la mode pendant la Belle Epoque, ou le style plus épuré des Années Folles.La Société historique et archéologique d’Arcachon a confié à Marie-Christine Rouxel et Michel Boyé le soin d’accompagner ces photos de textes denses et concis racontant leur histoire. Grâce à l’aide des propriétaires, qui ont ouverts pour l’occasion leurs archives personnelles, sont évoqués en ces pages les somptueuses réceptions qui s’y sont données, les personnages célèbrent qui s’y sont installés, les écrivains et les artistes que les lieux ont inspirés, les films qui y ont été tournés.C’est ce certain art de vivre, qui fait l’un des charmes d’Arcachon, que ce livre magnifique et passionnant fait découvrir en retraçant la riche histoire de la capitale de la région bénie des dieux qu’est le Bassin d’Arcachon. »
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