Être guide, un métier et une vocation…

« Être guide est un métier mais pas seulement… c’est pour moi une véritable vocation ! »

C’est un métier car cela s’apprend, il faut une bonne formation : Pour faire des visites guidées il est absolument necéssaire d’acquérir certaines connaisances spécifiques. Il faut de bonnes notions en histoire, maîtriser le vocabulaire architectural, savoir faire des recherches très disparates dans des domaines divers en lien direct avec l’objet de la visite, savoir s’adapter aux différents publics, savoir poser sa voix, respecter des règles de sécurité, savoir détecter les fragilités des sites pour les préserver et inciter les visiteurs à les préserver, pouvoir faire des visites en langues étrangères…

C’est la raison pour laquelle les guides conférenciers font des études spécifiques et passent un examen pour obtenir une carte professionnelle délivrée par le Ministère chargé du Tourisme et de la Culture.

Mais c’est aussi et avant tout une vocation : Faire une visite guidée, ce n’est pas se contenter de montrer un beau site, tableau, église, monument, le décrire, raconter son histoire, montrer les endroits où sortir, où manger, où aller…

C’est avant tout vouloir transmettre avec passion et respect,  replacer dans un contexte (historique, géographique, politique…) partager, préserver et protéger un patrimoine (culturel, naturel ou immatériel), et apprendre aux visiteurs à respecter les sites, leur environnement et ses habitants (humains ou animaux…), c’est aussi donner des grilles de lectures au delà de se qui saute aux yeux…

De nos jours tout le monde peut se prétendre « guide » et proposer des visites !

De plus en plus d’amateurs « locaux » se disant passionnés proposent de faire découvrir leur ville, leurs endroits préférés, secrets… mais attention, pour toutes les raisons que je viens de décrire, les guides conférenciers locaux seuls sont gages d’avoir des prestations adaptées, de qualités et respectueuses des sites et résidents.

Les guides conférenciers s’ont confrontés partout dans le monde à ce phénomène de « free-guides » ou « amateurs locaux » qui petit à petit amènent notre profession à disparaître et va à l’encontre de la protections des sites, et de l’intérêt des habitants…

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